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Si votre locataire vous donne congé, vous être en droit d’envisager de chercher un nouveau locataire ou de vendre. Mais pour se faire, vous devez faire visiter votre bien. Problème : votre locataire est encore dans les lieux pour quelques semaines (ou mois) et refuse les visites. Que dit la loi à ce sujet ? Pouvez-vous imposer les visites à votre locataire pour n’importe quelle raison ? Comment faire si votre locataire refuse les visites ? Nous vous détaillons toutes les procédures ci-dessous.

Est-il possible d’imposer un droit de visite à son locataire ?

Oui et non. Dans un premier temps, le bail avantage le locataire et lui donne le droit à une jouissance paisible et totale des lieux. Cela signifie qu’il n’est pas obligé de recevoir un visiteur indésirable sans aucun consentement de sa part. Cela peut être contraignant pour le propriétaire mais c’est le droit du locataire.

Cependant, le locataire ne peut pas tout le temps refuser une visite. En effet, une visite doit s’accompagner d’un motif légitime et sérieux. Concrètement le propriétaire doit pouvoir faire visiter son bien uniquement en cas de relocation ou de vente. En plus de ce motif, les visites ne peuvent s’effectuer que pendant la période de préavis du locataire. C’est la loi du 6 juillet 1989 qui précise cette particularité. Cette réglementation vise à fluidifier les rapports entre les propriétaires et leurs locataires.

Cette loi précise également que le bailleur ne peut obliger le locataire à subir des visites plus de 2 heures par jours ouvrables ou pendant les jours fériés. En ce sens, le locataire est encore dans son droit s’il refuse une visite un dimanche ou un jour férié. Si le bailleur ne prévient pas le locataire à l’avance ou qu’il ne prévoit pas des heures précises pour ses visites, le locataire peut les refuser. Enfin, le propriétaire ne peut imposer des visites sur les heures de travail. De même, ce dernier ne peut exiger un double des clés.

Comment procéder si le locataire refuse que je fasse des visites ?

Premièrement, le bailleur doit trouver une solution avec le locataire à l’amiable. Il faut expliquer au locataire en place que les visites avantagent les deux parties. Dans un deuxième temps, prévoyez (en tant que propriétaire) la fréquence et la durée des visites à venir. Généralement, elles sont idéales en semaine de 17h à 19h ou le samedi.

Attention : vous ne devez pas entrer dans le bien sans l’autorisation du locataire ! Ce délit peut constituer une violation de domicile répréhensible par un juge pénal. Par ailleurs, vous ne pouvez pas exiger une visite annuelle de vérification du logement.

Vous vous devez de rappeler le droit de visite dont vous disposez auprès du locataire. Ce droit est noté sur le contrat de bail signé par les deux parties. D’ailleurs, le propriétaire peut faire un rappel au propriétaire à ce sujet dès l’entrée dans les lieux.

Enfin, en tant que propriétaire vous pouvez invoquer l’argument phare : les économies. En effet, un locataire qui dépose un préavis se doit de payer ses loyers jusqu’à son départ. En revanche, si le propriétaire trouve le remplacement idéal avant l’heure, le locataire est libéré de ses obligations ! Ainsi le locataire peut gagner facilement un voire plusieurs mois de loyer.

Si le locataire accepte finalement les visites il peut laisser un jeu de clés au propriétaire pour faciliter les visites. Cependant, il est conseillé d’écrire cet accord sur papier et de le faire signer. S’il n’accepte toujours pas les visites, ce sera compliqué…

Dernier recours : la justice

Le recours à la justice n’est pas le plus agréable pour les deux parties. Certains locataires peuvent refuser une promesse de plusieurs loyers d’économisés ou une volonté de déranger le moins possible.

En cas de multiples refus, le locataire ne sera plus dans son droit. Le propriétaire peut alors envoyer un courrier avec accusé de réception au locataire. Ce courrier rappellera les termes du contrat de location. Ces termes peuvent s’accompagner d’une sommation de saisir la justice pour préjudice financier suite au délai de relocation. Concrètement, si la méthode douce n’a pas fonctionné il faut agir plus fermement.

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